ZONE ET DOMAINES D’INTERVENTION

Le Secadev intervient actuellement dans cinq régions du Tchad: la commune de N’Djamena, le Baguirmi, le Lac, le Ouaddaï et le Wadi Fira avec le concours financier des partenaires onusiens et d’organisations chrétiennes du Nord.

Sommaire

Le Secadev à N’Djamena
Le Secadev au Baguirmi (Bousso/Ba-Ily)
Le Secadev à l’Est
Le Secadev au Lac
Comment expliquer la présence du Secadev sur le territoire de Mongo?
L’évolution du territoire du Diocèse de N’Djamena
Un compromis entre Evêques

Dans la commune de N’Djamena

Le Secadev travaille dans les 16 paroisses où il a créé des cellules dénommées comités locaux de développement (CLD). Il forme avec ces cellules une seule entité. Son intervention à N’Djamena consiste à apporter l’assistance aux personnes victimes de catastrophes, et à appuyer les activités génératrices des revenus.

Au Loug-Chari

A Bousso et Ba-Illy dans le département du Loug-Chari, région du Baguirmi, la délégation du Secadev appuie les efforts de 73 groupements participant au développement des filières du manioc, la pêche, le maraîchage, et l’horticulture. Cette Délégation située au sud de N’Djamena bénéficie depuis plus de 20 ans du soutien du Secours catholique Caritas France.

A l’Es du Tchad

A Guereda et Adré dans les départements du Dar Tama, régions du Wadi Fira et de Assoungha, région du Ouaddaï, le Secadev et Caritas France travaillent avec 70 organisations paysannes dans les volets Sécurité alimentaire et Animation communautaire. Ces deux volets visent l’auto promotion rurale des populations tchadiennes de ces départements ayant subi les conséquences du conflit du Darfour.
Sa réponse à l’urgence née de ce conflit se limite depuis 2010 aux camps de Milé et Kounoungou (Guereda) soit 35 000 personnes.

Au Lac

Suite à la crise alimentaire de 2009, le secadev s’est installé dans la région du au Lac, plus précisément à Bagasola dans le cadre de la mise en œuvre d’un programme de sécurité alimentaire. Il pourra renforcer sa présence à l’Ouest du Tchad en ciblant les régions du Bar el Gazal et du Kanem pour prévenir et combattre la crise alimentaire dans cette partie du Tchad où le déficit céréalier est fréquent conséquence d’une pluviométrie qui ne dépasse guère 400 mm de pluie par an.

Que justifie une telle présence ?

Le document de la planification stratégique 2009-2018 stipule que le Secadev, émanation de l’Église, « est au service du développement humain intégral au sein de archidiocésaine de N’Djamena et dans d’autres lieux où son intervention s’avère nécessaire ». Le même document fixe comme mission du Secadev: « contribuer à la promotion du développement humain durable des populations du territoire de archidiocésaine de N’Djamena sans distinction aucune ».
Le manuel des procédures de gestion administrative et financière (point 1.4 intitulé Zones d’intervention du Secadev) édité il y a deux ans précise que « les zones d’intervention potentielles du SECADEV ont été recentrées aux zones juridictionnelles de archidiocésaine de N’Djaména qui sont les régions suivantes : Chari Baguirmi, N’Djaména, Hadjer Lamis; Bahr El Gazal, Lac Tchad; Tibesti, Borkou ».
Cependant l’action du Secadev ne s’adresse pas qu’aux chrétiens. Elle vise les paroisses dans leur globalité géographique, englobant les chrétiens et les non chrétiens. Cela veut dire que toute la population vivant sur le territoire de archidiocésaine est partenaire potentiel du Secadev. Ce ciblage reflète l’approche même de l’Église qui recherche le bien-être de tous en tant que créatures de Dieu, sans tenir compte de leur appartenance ethnique, religieuse ou politique.
« Le Secadev, l’instar des organisations créées par l’Église ne privilégie pas les chrétiens au détriment des autres citoyens tchadiens vivant sur le territoire du diocèse. Quand il décide d’entreprendre une action, il ne le fait pas pour les chrétiens en exclusivité mais pour tous les hommes et femmes, chrétiens ou non chrétiens » a déclaré Mgr Mathias Ngarteri à Info Seacdev (cf. N° 12 page 5). Cette déclaration du prélat répond à la question de certains chrétiens qui se demandent pourquoi le Secadev, organisation créée par l’Église travaille depuis trente ans dans des zones où la population est en majorité des non chrétiens.

Le territoire de archidiocésaine de N’Djamena à la création du Secadev à nos jours.

La préfecture apostolique de Fort-Lamy qui est devenue en 1951 diocèse puis archidiocése de N’Djamena en 1973, couvrait à la naissance du Secadev les anciennes préfectures du Batha, BET (Borkou Ennedi, Tibesti), Chari Baguirmi, Guera, Kanem, Lac, Ouaddaï. A la création de la Préfecture de Mongo en décembre 2001, l’archidiocèse perd le Guera, le Batha, le Ouaddaï et l’Ennedi. Ce qui veut dire que depuis 2001, ces régions ne font plus partie de la zone d’intervention du Secadev. Ses délégations de Mongo, Bokoro et Oum Hadjer ont ainsi été fermées. AURA, la structure caritative créée par le Vicariat de Mongo a pris depuis lors la relève en poursuivant les activités initiées par le Secadev.

Un compromis entre Évêques

Beaucoup se posent la question de savoir pourquoi le Secadev poursuit son intervention au Wadi Fira et au Ouaddaï, régions passées sous l’autorité du nouveau territoire ecclésiastique de Mongo. Archevêque de N’Djamena, Matthias Ngarteri, Président du Conseil d’administration du Secadev répond : «les autorités ecclésiastiques de Mongo nous ont clairement dit que AURA n’a pas la capacité de reprendre les activités du Secadev dans ces localités-là. C’est pour cette raison que le Secadev prolonge ses activités dans ces localités ». En effet, AURA, la Caritas du Vicariat de Mongo vient de naître et n’a pas les expériences que le Secadev a accumulées en 30 ans d’existence. L’urgence née du conflit du Darfour se déroulant dans la traditionnelle zone d’intervention du Secadev, la Conférence des Évêques du Tchad lui a donné mandat d’apporter de l’assistance humanitaire aux réfugiés du Darfour aux côté des organisations internationales sachant que AURA ne dispose pas d’une capacité d’intervention d’urgence. La présence du Secadev sur le territoire de Mongo se justifie ainsi par la nécessité d’intervenir hors de son territoire comme le disent plus-haut les textes.
Le Blog secadev

Pour aller plus loin:

1-Archidiocésaine de N’Djamena: de la Préfecture apostolique de Fort-Lamy à nos jours
2-Pour lus d’informations sur le Vicariat de Mongo

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