Première visite du Directeur du Secadev à l’est du Tchad

Le Directeur du Secadev, Kemta Kemguerbaye a entamé sa première visite de terrain depuis sa nomination le 31 septembre 2012. En trois jours, le nouveau Directeur accompagné de Kigata Moyangar Theophile son assistant chargé des projets visitera les délégations du Secadev de Guéréda et d’Adré.

Monsieur KEMTA (à gauche) lors d'une visite à l'Est du Tchad en 2009)

Monsieur KEMTA (à gauche) lors d’une visite à l’Est du Tchad en 2009)

Le 5 mars 2013, la délégation visitera Adré avec un arrêt à Farchana où le Secadev garde une équipe d’agents déployés pour l’encadrement des populations autochtones.
Adré le chef lieu du Département de Assoungha est une ancienne zone d’intervention du Secadev. L’organisation y a créé une délégation depuis 1985 et compte aujourd’hui 23 agents qui exécutent des projets de développement. Les cantons Guergné et Kado relevant du département ont subi le phénomène de déplacement interne des populations et ont bénéficié ces dernières années des programmes de sécurité alimentaire, d’animation communautaire, visant l’auto prise en charge des populations autochtones d’une part, et l’encouragement au retour des personnes déplacées d’autre part. Ces projets et programmes ont été financés par les partenaires tels que Caritas France, Caritas Belgique, CRS, la FAO et l’Union Européenne.
Dans la ville d’Adré même, le centre socio éducatif réhabilité par le Secadev sert de lieu d’échanges à l’union des groupements féminins ayant bénéficié d’appuis multiformes du Secadev, notamment des microcrédits octroyés pour mener des activités génératrices de revenu.
Le mercredi 6 mars, la délégation du Directeur reviendra à Abéché pour rencontrer les responsables et les agents en exercice à la coordination des projets de l’est, une structure créée en 1985 et sert de relai logistique entre la direction du Secadev et les deux délégations de l’est.

Le Directeur s’envolera le 7 mars en destination de Guéréda la seconde délégation de l’est. Dans le chef-lieu du département du Dar Tama, le Secadev compte 96 agents travaillant à la prise en charge des 38 861 réfugiés soudanais des camps de Milé et Kounoungou ainsi que l’appui aux populations autochtones. Guéréda est pour ainsi dire la délégation à travers laquelle le Secadev participe à l’assistance humanitaire destinée aux réfugiés soudanais. Son principal partenaire dans cette opération étant l’UNHCR qui a le mandat de la prise en charge des réfugiés. En complément de ce projet de l’UNHCR, le Secadev met en œuvre et ce depuis janvier 2013 un second projet d’urgence dénommé Danida financé par le ministère danois des affaires étrangères dont les fonds sont gérés à l’échelle internationale par Caritas Danemark.
La dernière étape du Directeur du Secadev sera Iriba où le Secadev vient de déployer une équipe de 28 agents repartis dans les camps d’Irdimi, Am-Naback et Touloum. Cette équipe distribue chaque mois les vivres aux réfugiés ainsi que la fourniture des moyens d’existence, c’est-à-dire l’appui à l’Agriculture, l’Elevage pratiquées par les réfugiés.
La visite de Kemta Kemguerbaye et Kigata Moyangar Théophile prend fin le 8 mars 2013.
Antoine Adoum GOULGUE, Le blog du Secadev

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Le projet Danida remplace le projet Emergency Appeal (EA)

A la suite du projet emergency Apeal (AE), le projet DANIDA, exécuté par le SECADEV et la sous la responsabilité de l’UNAD est focalisé sur l’assistance aux 38 861 réfugiés soudanais des camps de KOUNOUNGOU et MILE et aux 9 315 autochtones identifiés dans 34 villages environnants.

Grâce à l'auto prise en charge, les réfugiés effectuent eux-mêmes le test du chlore dans l'eau de boisson

Ce projet se justifie par le séjour prolongé des réfugiés soudanais sur le sol tchadien, le retour de ces derniers étant conditionné par le retour de la paix et de la sécurité. La solution du retour n’étant pas encore trouvée, ces réfugiés ont besoins de l’aide humanitaire car la sécheresse et l’accès à la terre ne leur permet pas de produire pour se prendre en charge du point de vue alimentaire.

L’objectif global du projet est l’amélioration de l’auto-prise en charge des refugiés des deux camps, de donner une réponse a leur besoins essentiels et aux problèmes auxquels ils sont confrontés qui sont malgré les constructions des puits réalisés par le précédant EA, le difficile accès à la terre pour pratiquer l’agriculture et creuser de puits en raison de la nature du sol de l’est. C’est pourquoi le projet va couvrir les secteurs d’Eau et de l’Assainissement dans les camps et l’Agriculture dans les villages pour augmenter la production de l’eau potable, améliorer les conditions d’hygiène et d’assainissement et lutter contre l’insécurité alimentaire et la malnutrition infantile dus a la baisse de la productivité agricole dans la zone d’intervention du SECADEV.
Contrairement aux précédents projets l’EA, DANIDA ne prend pas en compte le secteur des Activités Génératrices de Revenues.

Le principe de l’auto-prise en charge est d’apprendre aux bénéficiaires l’importance et la bonne gestion des réalisations du projet en vue d’être capables de travailler pour et par eux-mêmes. Cette auto-prise en charge est notamment attendue dans les secteurs de l’eau et l’assainissement ou les réfugiés s’investissent dans le fonctionnement et la maintenance de l’équipement de l’eau, la sensibilisation de leurs pairs sur l’hygiène de l’eau.

Le projet DANIDA est financé par le gouvernement danois des affaires étrangères à travers l’Agence Danoise de Développement International qui a donné son nom au projet et Caritas Danemark. Il a une durée de 12mois allant du 01 janvier au 31 décembre 2013.
Le budget du dit projet est de : 208 830 757 F CFA soit 470 809€ qui sont répartis dans les trois(3) secteurs d’activités multisectorielles qui couvre 64,98% et couts supports 23,87% de l’enveloppe.
ADELINE NOUBA-RABASSOUM G. Le blog du Secadev

Coupon contre travail, le cas d’Abouglène

L’initiative coupon contre travail vulgarisée par le projet FFP de USAID permet aux communautés de s’organiser pour réaliser des travaux d’intérêt général. Tel est le cas à Abouglène où des volontaires ont travaillé à rehabiliter la piste qui relie deux de leurs localités.

Fodoul Doutoum, le chef du canton Molou visite la piste en reconstruction

Fodoul Doutoum, le chef du canton Molou visite la piste en reconstruction

Le projet coupon contre travail d’Abouglène a identifié 325 personnes dont 187 femmes. Ces bénéficiaires ont accepté de travailler dans l’intérêt de leur communauté en échange des coupon dont la valeur est fonction du travail abattu. Ce projet à un coût total de 5 460 000 f CFA dont 3 900 000 f représentent la participation de la communauté, apport fourni sous forme de valorisation de prestations diverses: la collecte et transport de pierres et travaux de réaménagement. Le concours financier du projet FFP est de 1 560 000f CFA et servira à encourager les travailleurs par l’octroi des coupons et l’achat d’outils de travail.

L’opération consiste à niveler la piste en refermant les trous et autres ravins causés par l’érosion hydrique.
Les travailleurs ont pour tâche de briser les pierres, déraciner les troncs et souches d’arbres situés sur le tracé de la piste. Les bénéficiaires se servent des pioches, de pelles, de brouettes pour couper, creuser, déraciner les souches d’arbres, briser les grosses pierres, ramasser et combler les trous.
La nouvelle piste sera plus large que d’habitude de 30 mètres
Pour matérialiser cette nouvelle dimension de la piste, des pierres sont disposées de chaque côté et montre clairement la voie aux usagers.

Initialement prévus pour six km, les travaux de réhabilitation concerne tout le tronçon Abouglène-Birtéwil, soit
11 km. Ce prolongement de la distance est motivé par le fait que Birtéwil abrite l’un de grands marchés du canton Molou et offre à la population des d’échanges commerciaux.
La durée d’exécution dépassera les six jours prévus et les 400 heures estimées au départ pour réaliser ce travail seront revues à la hausse.

Les promoteurs du projet espèrent qu’avec la réhabilitation de cette piste, les localités environnantes vont renouer avec la croissance économique, le risque d’accident de la circulation sera réduit à 70% sur cette voie, l’accès aux sources de développement sera facile.

Outre le volet coupon contre travail, le projet FFP va organiser 14 foires aux chèvres destinées à doter 4 134 ménages d’animaux d’élevage pour relancer cette activté dont vit plus de la moitié des ruraux et contribuer ainsi à l’augmentation des revenus des ménages.

Le premier projet FFP mis en œuvre en 2012 avait pour objectif global d’atténuer le choc de la crise alimentaire sur les familles rurales. Il a connu une extension en décembre et sera clos en mai prochain.
Antoine Adoum GOULGUE, Le blog du Secadev

Les images de la visite du chantier

Le Secadev reçoit la visite de ses partenaires américains

La délégation du Secadev à Adré a reçu le 18 février 2013 la visite de l’Ambassadeur américain au Tchad Mark BOULEWARE accompagné de Henderson Patrick, Directeur du bureau Afrique de l’ouest de USAID dont la visite au Tchad a pour objet de constater l’évolution du projet FFP financé par son organisation à travers CRS.

Mark BOULEWARE en 2e position à droite après Henderson Patrick

Mark BOULEWARE en 2e position à droite après Henderson Patrick

L’Ambassadeur américain et les membres de sa délégation dont son épouse ont parcouru près 1000 km pour arriver en fin de matinée à Abouglène, une localité du département de l’Assoungha. A cette première étape, la délégation américaine a été accueillie par Moussa Togoï Maïdé, Secrétaire général dudit département, des responsables d’organisations humanitaires intervenant à l’est du Tchad (l’UNHCR , le PAM, Africare) et plus particulièrement les représentants des deux organisations chargées de l’exécution du projet FFP, CRS et le Secadev.

L’étape d’Abouglène a porté sur la visite des travaux de réaménagement de 11 km de piste rurale financés par le projet FFP. Ce tronçon va d’Abouglène situé sur la route Abéché-Adré jusqu’à Birtewil une localité qui forme avec ses environs la force économique de la sous-préfecture de Molou.

Les différentes délégations ont ensuite quitté la route principale pour remonter la piste en direction du tronçon en construction. Après quelques minutes de piste, les visiteurs abandonnent les véhicules pour recevoir l’accueil des travailleurs, moment ponctué des salutations, des échanges directs, des arrêts pour observer tel ou tel maniement d’outil de travail. A ce court moment de contact direct, a succédé la rencontre tenue sous un gros arbres du wadi ayant permis aux deux parties de se parler, évoquant divers aspects du partenariat.

« La réhabilitation de la piste Abouglène-Birtéwil a pour but de faciliter la circulation des personnes et des biens », devait introduire Nguétobaye Eric-Alain, délégué du Secadev à Adré. Selon lui, la mise en œuvre de cette activité est toute pertinente car elle permet aux populations d’avoir accès aux marchés hebdomadiers et les rapproche des services sociaux et administratifs.

« Grâce à la réhabilitation de cette route, nous allons accéder plus rapidement aux dispensaires en cas de maladie ou d’accouchement », a précisé la porte-parole des femmes bénéficiaires. Le responsable du projet a conclu en disant: « cette route est le plus grand patrimoine que nous pouvons léguer à nos enfants » et d’ajouter que cet axe est un raccourci pour les usagers quel soit le moyen de déplacement.

En réponse à ces interventions, l’ambassadeur Mark Boulevare s’est laissé émouvoir par la détermination des bénéficiaires dans le travail. Il a dit sa satisfaction de savoir que le projet financé par l’argent du contribuable américain est confié à CRS et Secadev, deux organisations connues pour leur crédibilité. Le Directeur Afrique de l’Ouest de USAID a déclaré pour sa part qu’il est ravi de constater que les fonds envoyés par son organisation ont été bien utilisés et promet d’en rendre compte à sa hiérarchie.

Après la rencontre tenue au wadi, la délégation de l’Ambassadeur s’est rendez à Adré le chef lieu du département d’Assoungha pour s’entretenir avec le préfet du département Abadi Saïr qui n’a pas fait le déplacement d’Abouglène.

Le projet FFP qui a démarré en décembre 2013 prévoit de soutenir par la méthode « coupon contre travail » 14 projets communautaires dans les département de l’Assoungha et du Dar Tama.
Antoine ADOUM GOULGUE, Le Blog du
Secadev

Les images de la visite

TERMES DE REFERENCE POUR LE RECRUTEMENT D’UN CABINET EXTERNE

TDR Audit externe UNAD-R8 2011 et 2012 Fevrier 2013 (1)