L’action du SECADEV en faveur des victimes des inondations de septembre 2012

Aux premières heures du désastre, le Secadev a aidé les familles menacées par l’inondation à construire des barrages. Cette intervention n’a pas eu les effets escomptés, car la hauteur d’eau était telle que ces digues n’ont été d’aucune utilité. La seconde intervention se met en place pour couvrir les besoins les plus essentiels des victimes.

Une vue du site de Toukra

« L’eau a surpris les habitants du 9e arrondissement dans la nuit alors que personne ne s’y attendait. Beaucoup n’ont eu que le temps de se sauver, abandonnant tout derrière eux », déclare l’abbé Achille Djimwoï, curé de la paroisse Sainte Espérance de Walia. Selon lui, la situation est préoccupante car beaucoup de ménages ont perdu tout moyen d’existence. Le prêtre en appelle à la solidarité pour venir en aide à ces familles affectées.
« Il y a deux semaines, le besoin le plus pressant ressenti par les déplacés de Toukra était celui des abris. Cette difficulté est heureusement en train d’être surmontée car le froid s’est installé dès ce mois de novembre, » a-t-il déclaré.

La paroisse lance un second appel en direction du SECADEV, l’outil de secours de l’Eglise. « Dans la lutte contre la montée des eaux, le Secadev a promptement volé au secours des familles en distribuant à celles qui étaient dans le besoin des sacs vides. Nous revenons une fois de plus vers cette institution pour solliciter une autre assistance, celle de satisfaire les besoins essentiels des sinistrés », précise le curé de Walia.
M Néaoukoro, responsable des programmes paroissiaux au Secadev déclare à l’issue d’une évaluation que « les besoins exprimés par les sinistrés concernent beaucoup plus les vivres, les biens à usage domestiques tels que les moustiquaires, les couvertures, les nattes, du savon et la prévention des maladies hydriques».

La mobilisation de ressources est initiée par ce département du Secadev à travers un appel à l’aide lancé dans le réseau Caritas.
Ce projet d’aide a pour objectif général: «Contribuer à l’amélioration des conditions de vie des victimes des inondations de 2012 dans le 9ème arrondissement municipal de la ville de N’Djamena ». Il s’adresse à 246 ménages triés parmi les plus vulnérables, soit 1 598 personnes recensées dans les quartiers Walia Ngoumna, Walia Goré, Nguéli et Kabé relevant du territoire ecclésiastique de la paroisse.
« Le Secadev ne perd pas de vue l’appui à la reconstruction, elle fera l’objet d’un autre projet, car l’urgence actuelle c’est de subvenir aux besoins essentiels des sinistrés », ajoute le responsable des programmmes paroissiaux.

En 2008, suite aux grosses pluies des 14 et 15 août, les Secadev a assisté les victimes des inondations vivant sur le territoire des 16 paroisses de la ville de N’Djamena. Cette assistance a consisté en quatre appuis: appuis médical, appui en vivres, appui en matériaux de construction, et une assistance financière pour entreprendre des activités génératrices de revenus.
Antoine Adoum GOULGUE, Le Blog du SECADEV

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