Les priorités du nouveau Directeur

La fin de mandat du 4e directeur du Secadev est intervenue au moment où l’institution frôle la trentaine d’années d’existence. 30 ans c’est l’âge d’un adulte qui construit son autonomie. Le 1er octobre dernier, un nouveau directeur en la personne de Kemta Kemguerbaye a pris place à la tête de l’institution certainement chargé d’une mission.

KEMTA GUEMGUERBAYE, face à l’avenir du SECADEV

En rappel, le directeur sortant avait consacré ses deux mandat à la stabilisation de l’institution après une crise financière dont les séquelles sont encores présentes. La stabilisation conduite par le Directeur Madjadoum a doté le Secadev d’une planification stratégique décennale (2009-2018) comportant cinq axes stratégiques: le renforcement institutionnel, la mobilisation des partenaires techniques et financiers, le plaidoyer, le développement communautaire, l’amélioration de l’éducation et de l’alphabétisation.
Le fruit du premier axe, le renforcement institutionnel est l’édition du manuel de procédures de gestion qui fixe pour tout le secadev les modalités de gérer les ressources de l’organisation.

Le 5e directeur du Secadev aura immanquablement pour priorité de finaliser les chantiers ouverts par son prédécesseur, notamment l’application du manuel des procédures avant de passer aux axes suivants prévus dans la stratégie, en particulier la mobilisation des partenaires techniques et financiers. Assurément, car il ressort des analyses de l’atelier de planification de septembre 2008 que les besoins sont énormes et les opportunités nombreuses. La première opportunité identifiée est la disponibilité financière des partenaires membres de la confédération Caritas, des agences des Nations Unies; la deuxième, l’adhésion des bénéficicaires à la visions du SECADEV…

Trois ans après, le contexte de l’intervention du SECADEV a évolué. Certains partenaires du ont réduit leur appui financier jusqu’à 25% de l’envelppe destinée aux projets. La conséquence en est l’inévitable séparation entre le SECADEV et certains agents pris en charge par ces projets.

La poursuite du renforcement institutionnel, la diversification des partenaires doivent s’intensifier et conduire le Secadev vers une autonomie financière progressive. Cette autonomie passe par la définition d’une stratégie de financement à l’interne, car toutes les grandes institutions qui ont pion sur rue ont dû passer par là pour ne pas avoir chaque fois à tendre la main à un parrain financier.

L’indépendance sinon l’autonomie, la capacité d’anticiper sur les situations de crise et la capacité d’intervenir sur le plan internationale au nom de la solidarité internationale font bel et bien partie du mandat du Secadev, mais ce mandat ne peut être réalisé sans une autonomie financière.
Antoine Adoum GOULGUE, Le Blog du SECADEV

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