Le Père FAURE, citoyen d’Abéché

Le 13 mars prochain marquera le second anniversaire de la mort du prêtre catholique français Pierre FAURE. Cet homme compte parmi ceux qui ont légué à la ville d’Abéché de beaux souvenirs. En 12 ans de service, il a réalisé des œuvres que nous vous proposons de découvrir en reconnaissance de son engagement pour la cause de l’homme.


Le foyer des jeunes peint en blanc

Pendant les trois premières années de son séjour dans la capitale du Ouaddaï ; il a été le responsable de la paroisse tout en offrant ses services comme chirurgien à l’hôpital d’Abéché.
A son retour du Liban en 1963 où il est allé étudier la langue Arabe et l’Islamologie, le père Faure commence à accueillir les enfants de la ville, peu nombreux à l’époque, à être envoyés à l’école. Ce sera le point de départ de la création en 1964 d’un Foyer de jeunes, géré par les lycéens eux-mêmes et dont les principales activités sont la bibliothèque et le ciné-club. Les cadres, notamment les fils du Ouaddaï géographique qui sont passés par cet établissement se souviennent sans doute de cet homme qui les a accompagnés sur le chemin de la réussite scolaire. Aujourd’hui, le foyer continue de servir de cadre de rencontre et de dialogue culturel entre jeunes issus de tous les horizons. Sa bibliothèque offre le plus important fond documentaire disponible dans les deux langues officielles du Tchad, l’Arabe et le Français. Son terrain de basket-ball réunit tous les après-midi ceux qui aiment pratiquer ce sport qui constituent une force économique en Amérique.

Infatigable, le père Pierre Faure animait des cours du soir, jusqu’au niveau Brevet (BEPCT) pour les lycéens mais aussi pour les instituteurs et cadre de la ville d’Abéché désireux de parfaire leurs connaissances. Ces cours du soir constituent alors un complément intéressant à une époque où les cadres se comptaient sur les cinq doigts de la main.

A la demande de services des eaux et forêts de la ville d’Abéché et pour initier les jeunes au développement, le père Pierre FAURE réalise de 1964 à 1970, avec un groupe des jeune un champ d’essai de gommier de quatre hectares qui doit sa réussite à l’introduction de la culture atelier.

Extrait de SECADEV Info avril 1998, Le Blog du Secadev

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