Troisième décès à la coordination du SECADEV à Abéché.

Madjadoum Tomasdé Thibault, électricien en service à la coordination d’Abéché a tragiquement trouvé la mort le 18 novembre suite à un accident.

La dépouille de Thibault exposée dans une salle à l'hôpital d'Abéché quelques minutes après l'accident

La journée du vendredi 18 novembre 2011 a été très chargée pour le coordinateur du SECADEV Ahmat PAYOUNI et ses collaborateurs. Ils préparaient une mission de terrain en accueillant la représentante du Secours catholique, son partenaire français. La journée était sanctionnée par la satisfaction d’avoir bien planifié le voyage du lendemain, mais une satisfaction qui a très vite cédé la place à la tristesse après qu’un agent de l’ONG catholique s’est fait tué par un véhicule gros porter.

A 18 heures, Thibault roulait a bord d’une moto Honda bleue lorsqu’un véhicule dix roues l’a mortellement fauché. « Je faisais la ronde à moto lorsqu’un attroupement anormal sur la voie bitumée du quartier Taradona a attiré mon attention, raconte un élément du DIS qui a vécu le drame. « Intrigué, poursuit-il, je me suis arrêté pour découvrir qu’un motard venait de se faire écraser par un véhicule ». Les témoins avaient peine à identifier la victime tant le véhicule a littéralement broyé sa tête. Puis vint une dame qui a pu donner un nom à ce corps inanimé vêtu d’un tee-shirt blanc et d’un Jean bleu. « C’est Nan », explosait-elle en le nommant ce corps inanimé. Celui qu’elle a nommé Nan ou Madjadoum Tomasdé Thibault de son vrai nom est un agent de l’ONG SECADEV peu connu des Abéchois car son séjour dans la capital du Ouara ne dépasse pas 20 mois.
De téléphone à téléphone, la nouvelle horrifiante a fait le tour d’Abéché et de N’Djamena.
A la coordination du SECADEV sur la rue de la SOTEL, ses collègues ont accouru pour s’enquérir des détails. Mais des détails ils n’ont eu que ce message laconique : « il est mort sur le coup » ! Et chacun de s’indigner devant un tel désastre. A l’hôpital où un groupe de proches attristés s’est vite constitué, le corps sans vie de Thibault est déposé sur un chariot. A la gendarmerie, le véhicule accidenté était garé, le conducteur mis aux arrêts après avoir échoué de s’enfuir.
« C’est la fin de la journée. Aucune action ne peut être entreprise à cette-ci. Il faut attendre demain </em», lançaient les gendarmes aux proches et collègues présents. L’urgent était de gérer ce corps qui n’allait pas tarder à se pétrifier. Deux options étaient envisagées : Ensevelir le corps à Abéché ou le transférer à N’Djamena où vivent ses parents et frères. Deux heures ont suffit pour fabriquer le cercueil de fortune dans une ville d’Abéché où le bois est rare. L’usage d’un cercueil s’imposait pour le transport de ce corps dont manipulation était difficile eu égard au dommage causé par le véhicule. Vers 22h, le corps sans vie de Thibault quitte Abéché en destination de N’Djamena où il sera inhumé au dire de la famille le mardi 22 novembre. Paix à l’âme du disparu.
Antoine Adoum GOULGUE, Le Blog du SECADEV

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