Un regard extérieur sur la vaccination organisée par le SECADEV

Après avoir supervisé la campagne de vaccination, Mr. Fangbo Josué, Chargé de suivi et évaluation à la délégation régionale du ministère du développement pastorale du Wadi Fira apprécie l’apport du le SECADEV à la structure qu’il représente.

Fangbo Josué


La jeune délégation régionale du ministère du développement pastoral de l’Ouadaï Fira est créée en 2006. Elle est structurée en quatre secteurs et 12 postes vétérinaires. Il y a le secteur de Biltine avec trois postes vétérinaires, le secteur d’Arada avec deux postes, le secteur du Kobé (Iriba) avec 4 postes et le secteur du Dar Tama (Guereda). Comme vous le constatez, c’est un vaste territoire à couvir.
Les activités prioritaires de la délégation sont les soins curatifs des animaux et la vaccination. Dans le volet soins curatifs nous faisons le traitement des animaux des maladies de la peste des petits ruminants, le clavelé, les infections dues aux piqûres des mouches, les accidentés, et les maladies liées à la consommation de l’eau de surface. Nous faisons bien entendu la vaccination.

Quelle est la situation épidémiologique dans la délégation ?
Elle est calme même s’il y a chaque année des cas de pasteleurose et de Clavelé. La pasteleurose est récurrent pour la simple raison que les éleveurs laissent les carcasses des animaux morts de cette maladie se décomposer en plein. Les restes des carcasses contaminent le sol et les mares. En saison des pluies les germes de la maladie qui vivent en hibernation au sol refont surface et contaminent l’eau et le pâturage. C’est ce qui fait reprendre le cycle de la maladie reprend. Nous conseillons aux éleveurs d’incinérer ou d’enterrer les cadavres des animaux mais ce conseil n’est pas toujours écouté.
A ma connaissance il n’y a pas eu de cas d’épidémie de charbons. Même si les rapports que j’ai reçus de mes prédécesseurs, dit qu’il y aurait eu de cas de charbon bactéridien en 2009 et charbon symptomatique en 2010.
La stratégie mis en place pour contrecarrer ces épidémies c’est de vacciner les animaux tous les six mois.

Quel bilan faites-vous de la campagne de vaccination ?
Depuis le début de la vaccination, il n’y a pas de difficulté majeure. Il y a une augmentation du nombre du bétail à la vaccination cette année. Cela prouve que les éleveurs adhérents de plus en plus à la politique du recouvrement des coûts. Il y a encore des éleveurs qui restent réticents à cette politiques et refusent d’amener leurs bêtes à la vaccination. Nous allons poursuivre la sensibilisation de sorte que tous les animaux soient vaccinés.
L’autre aspect qui mérite une amélioration c’est la date de démarrage de la vaccination. La période indiquée pour faire vacciner les animaux c’est le début de la saison des pluies, disons le moi de mai. Au moment où apparaît le vert pâturage il faut que les animaux aient été vaccinés pour être immunisés contre toute attaque des germes. Le mois d’août n’est pas indiqué. Heureusement cette année il a plu avec retard et le pâturage est apparu tardivement. J’exhorte mes collègues du SECADEV à tenir compte de cela dans leur prochaine planification. Mes collègues l’ont déjà relevé dans leur recommandations, mais je réitère cet appel parce que ce ça notre rôle.
L’autre difficulté qui mérite d’être corrigée c’est le délai de péremption des vaccins. Quand vous lisez sur certains flacons il est mentionné comme date de péremption le moi de septembre 2011 alors que le vaccin est utilisé en août. Cela veut-dire qu’il ne reste que quelques semaines pour que le produits soit périmé. Certains éleveurs savent lire et il ne faut qu’ils nous accusent d’employer des produits périmés pour vacciner leurs troupeaux. Pour éviter les soupçons il faut de préférence acheter des produits qui sont à deux ans de la date de péremption.

Comment appréciez-vous la collaboration entre le SECADEV et la Délégation ?
Elle est très bonne et mérite d’être maintenue sinon renforcée. Je la qualifie de très bonne parce que depuis des années, le SECADEV et ses partenaires nous aident à faire la vaccination et les soins curatifs aux animaux de la délégation. C’est ce qui relève de notre obligation, l’apport du SECADEV est très déterminant en ce sens que cela permet à la délégation de couvrir l’un de quatre secteurs. Le SECADEV forme aussi des auxiliaires d’élevage dans les villages et cela entre aussi en droite ligne de la politique du ministère. Nous sommes très contents des réalisations du SECADEV tant en quantité qu’en qualité. Je profite d’ailleurs de l’occasion pour demander au SECADEV d’étendre son intervention à toute la délégation.

Quelle suite donneriez-vous à cette collaboration
Au niveau de la délégation, nous sommes entrain de réfléchir à la possibilité de confier certaines activités de la délégation aux ONG qui ont la capacité et l’expérience requise. Je pense que si cela venait à se confirmer le SECADEV dans sa zone d’intervention sera un partenaire privilégié.
Interrogé à la fin de la vaccination par Antoine Adoum Goulgué, Le Blog du SECADEV

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :