Surmonter les difficultés rencontrées dans la mise en œuvre de l’EA 2010

La visite de David Nielsen a permis de voir comment l’EA 2010 va se terminer d’ici à mai. Le représentant de la Caritas danoise a recueilli auprès de ses interlocuteurs de terrain les difficultés et doléances dont certaines ont été prises en compte dans le budget du EA 2011.

Un seul puits alimente le camp de Kounoungou en eau

La rencontre avec les coordonnateurs des secteurs à Guereda, avec l’équipe programmes à la Coordination d’Abéché ont permis de recenser les difficultés cruciales rencontrées dans la mise en œuvre du EA 2010. Dans le secteur Eau, la difficulté majeure est le problème de source de production d’eau au camp de Kounoungou. Ce camp ne dispose que d’un puits qui continue de fournir de l’eau aux 17 000 réfugiés soudanais. Au camp de Milé, la situation est meilleure mais la panne d’un générateur survenue début 2011 préoccupe les agents en charge du secteur. Ces difficultés sont sur toutes les lèvres au point que le coordinateur Ahmat PAYOUNI en est arrivé à poser cette doléance au représentant du bailleur danois. La Project manager, Julie Razongles, en accord avec les responsables du secteur réfléchissent à trouver une solution à ces deux problèmes quitte à réaménager le budget de l’EA 2011.
Dans le domaine de l’agriculture, l’inquiétude est que les activités ne sont pas rétroactives et donc ne peuvent attendre le lancement officiel du EA. La campagne pluviale va bientôt commencer et il faut démarrer certaines activités sans quoi elles seront irrattrapables. Il a été convenu que la campagne soit lancée en attendant que la Confédération Caritas Internationalis fasse l’appel au don en destination de ses membres. La vétusté du parc auto reste une grande préoccupation. Le Coordinateur, la voie la mieux autorisée n’a pas manqué de plaider en faveur d’un renouvellement des véhicules mis en circulation depuis sept ans. La Project manager a annoncé un début de solution à cette question. Mlle Razongles a informé qu’il est prévu l’achat d’un véhicule 4X4 pour la base de Guereda. Une autre préoccupation et non des moindre est la baisse de financements des opérations d’urgence. Le constat a été fait une fois de plus par le Coordinateur Payouni qui s’est ensuite posé la question de savoir comment mobiliser les partenaires sur l’urgence à l’Est du Tchad sachant que le retour des réfugiés soudanais n’est pas pour demain. Cette baisse de financement s’explique par la survenue de nouvelles urgences à travers le monde notamment en Libye, au Japon ou encore à Haïti. Une dernière question qui a suscité un débat, la question d’encouragement donné en nature ou en espèces aux membres des différents comités sectoriels. La tendance actuelle est à l’appropriation des activités des secteurs par les réfugiés. L’UNHCR qui a le mandat de la protection des réfugiés a supprimé toutes primes d’encouragement naguère donnée aux réfugiés qui s’engagent dans les activités d’intérêts public tels que les comités de l’Eau, d’Assainissement ou encore des services sociocommunautaires. En tant que responsable des secteurs ci-haut cités, il a été demandé que SECADEV réfléchisse à une forme d’encouragement à donner aux réfugiés qui s’engagent dans ces travaux.
Si ces difficultés sont surmontées, l’EA 2011 a de chance de bien démarrer comme le constate Razongles en rassurant que le projet a mobilisé plus de 50% de son budget avant son lancement.
Antoine Adoum Goulgué, Le Blog du SECADEV

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