La project manager du EA 2010 s’exprime après une visite à l’Est

Julie Razongles, project manager accueillie à Abéché


Julie Razongles, Vous venez de boucler votre première visite à l’Est du Tchad où le projet Emergency Appeal se met en oeuvre. Quelles sont vos impressions ?

Je suis ravie d’avoir rencontré les équipes de terrain, tant à la coordination à Abéché que dans les délégations d’Adré/Farchana et Guereda. J’ai eu l’opportunité de visiter les trois camps où le projet est mis en œuvre. Je me suis longuement entretenue avec les réfugiés. Tout a été parfaitement organisé par les agents de terrain que je trouve motivés, impliqués et efficaces. J’ai été agréablement surprise, je dirais même impressionnée par la qualité du travail fait par les agents de SECADEV sur le terrain.

En termes d’activités, qu’avez-vous constaté ?

En Agriculture et Élevage, les activités sont réalisées ou en cours de réalisation. Quant aux infrastructures de l’eau et assainissement, les travaux débuteront après la saison des pluies. D’ici à mai 2011, beaucoup reste à faire, mais j’espère que les activités vont être réalisées comme prévues.
Je ne crois qu’il ait vraiment de retard sur le terrain.
Il y a par contre eu beaucoup de préoccupations de la part des agents et des bénéficiaires réfugiés par rapport au manque de moyen financier comparé aux années précédentes. J’ai eu à expliquer que l’urgence à l’Est du Tchad n’est plus la priorité des donateurs puisqu’en 2010, il y a eu des urgences majeures telles que le tremblement de terre à Haïti, les inondations au Pakistan, etc. C’est pour cette raison que le EA a eu moins de moyen que prévu. Par conséquent nous avons dû réduire le budget pour l’ajuster au niveau de financement actuel. Par exemple nous avons préféré maintenir la construction infrastructures de l’eau et retiré les encouragements aux membres du comité de l’eau et assainissement. Cette décision obéit d’ailleurs à la stratégie de l’ensemble des intervenants, notamment l’Unhcr qui consiste à impliquer davantage les réfugiés dans les activités plutôt que de tout faire pour eux.

S’il y a un effort à faire, à quel niveau se situe-t-il ?

Malgré le retard pris dans le recrutement de la Project manager, malgré le retard pris dans le transfert de fonds, les activités de terrain se sont réalisées sans que les bénéficiaire en patissent. Je pense à l’agriculture, à l’Élevage. Je viens d’assister à une distribution de semences maraîchères. Neanmoins, il faut être à jour dans l’envoi des fonds de N’Djamena à abéché puis d’Abéché vers les bases. C’est pourquoi il a été décidé de faire une liquidation mensuelles des dépenses pour que les fonds soient disponibles dans les bases dans le délai requis afin de mettre en œuvre les activités conformément au chronogramme.
Je terminerai par un mot de remerciement à toutes les équipes de terrain pour l’accueil chaleureux qu’ils m’ont réservé et je les encourage à continuer le travail dans le même élan.
Propos recueillis par Antoine Adoum Goulgué, Le blog de SECADEV.

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