Carte postale du 9e arrondissement sinistré

Le marché de Walia, un immense lac

Le 9e arrondissement, connu sous le nom de Walia-séparé-est particulièrement touché à cause de son implantation dans la vallée des fleuves Chari et Logon.
A l’origine était du ressort administratif du canton Madiago, sous préfecture rurale de Mandelia. Il a été érigé en 9e arrondissement de N’Djamena en 2005 et compte sept grands quartiers, à savoir Walia Ngoumna, Walia Goré, walia barrière, Ngonmba, Nguéli et Gardolet Djédid.
La population du 9e est estimée à 70 000 habitants, selon le chef du bureau dudit arrondissement, Abderaman Saleh. Ce qui équivaut à la population d’une grande ville du Tchad.
Il est situé au sud-Ouest de N’Djamena et est encadré par le triangle formé par les routes qui mènent au sud du pays et à Kousseri au Cameroun. Les côtés de ce triangle d’arrondissment sont les fleuves Logon et Chari. Le niveau du sol dans ce quartier est bien plus bas qu’à N’Djamena, c’est pourquoi en période de crue, Walia recueille l’eau des fleuves en débordement.
Selon Marc Daouda, délégué de quartier de Walia-Ngoumna, cette bourgade a été successivement inondé en 1962, 1975, 1988, 1998 en 2010. Ce qui confirme que le phénomène se produit suivant un cycle décennal.
La population de Walia est essentiellement issue de l’exode rural et donc pauvre, vivant de petits metiers, du travail domestique, et autres métierscomme cireur, gardien de maison la pêcheur,…
L’on y trouve toutes les communautés tchadiennes. En plus des Massa et Marba, groupes ethniques majoritaires et premiers habitants de Walia, l’on y trouve aussi les ressortissants du Mandoul, du Moyen Chari, de la Tandjilé, du Guera du Batha et du BET. Sans moyen d’existence, ces populations  sont attirées par cet arrondissment où le coût de vie est relativement moins  cher que dans d’autres quartiers de N’Djamena.
Les six premiers quartiers du 9e se sont mis en place de façon traditionnelle c’est-à-dire sans urbanisation et les quartiers manquent de routes. Pour aller d’un bout à l’autre, il faut emprunter des ruelles labourées de rigoles.
Un projet de structuration de l’arrondissement est en cour et la mairie attend d’achever ce chantier avant de d’engager d’autres travaux d’aménagement.
Pour l’heure, Walia reste une immense ban-lieue où la population vit dans la promiscuité, l’insalubrité due à l’absence des caniveaux, de point de ramassage de déchets ménagers, de latrines, ect.
Quartier provisoire, Walia a un habitat tout aussi provisoire. Les constructions en Poto-poto (terre battue) dominent.
« Personne ne veut construire en dur parce des rumeurs de déguerpissement ne cessent de circuler », dit un habitant de Walia Goré un des six quartiers.
Antoine Adoum Goulgué, SECADEV Communication

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Une Réponse

  1. […] Adoum Goulgué , le bog de SECADEV Lire d’autres articles sur le sujet 1- Les dégâts 2- Présentation du 9e arrondissement Cette entrée a été publiée dans Uncategorized. Vous pouvez la mettre en favoris avec ce […]

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