Urgence à l’Est du Tchad: SECADEV vaccine les troupeaux dans les camps des réfugiés soudanais et les villages alentour

Un agent vaccinateur lors de la vaccination 2009 à Guereda

« La nouveauté intervenue dans la vaccination 2010 est que l’l’UNHCR, ses partenaires et les services techniques de l’Etat ont décidé de faire participer les propriétaires de troupeaux au coût de la vaccination », indique Christophe marabeye, coordonnateur des activités d’Elevage à la délégation du SECADEV à Guereda.

Après trois jours de vaccination dans les camps de Milé et de Kounoungou, 453 animaux ont été vaccinés. Comparé au chiffre de 2009, le nombre d’animaux vaccinés dans ces deux camps est en baissé. Cette tendance se vérifie aussi dans les villages et Marabaye de dire que cela est dû à la contribution exigée des éleveurs. « C’est une première et nous espèrons que les éleveurs comprendront qu’ils ont intérêt à vacciner leurs animaux quel que soit le prix à payer », souligne-t-il. L’UNHCR et ses partenaires ont initié la contribution des éleveurs pour être en phase avec l’approche adoptée par l’Etat qui demande de l’éleveur une contribution de 100f par tête de bête vaccinée. La nouvelle approche vise aussi à inciter les réfugiés à leur auto prise en charge puisqu’ils doivent tôt ou tard le faire.

Les populations présentes à l’Est du Tchad, réfugiées et autochtones sont composées d’agropasteurs. Beaucoup de réfugiés soudanais ont emporté dans leur fuite au Tchad leurs troupeaux.Les petits ruminants, les chevaux les ânes vivent dans les camps tandis que le gros betail, les boeufs et les chameaux sont campés hors des camps faute d’espace. Autochtones et réfugiés partagent ainsi depuis sept ans les mêmes ressources, l’eau et le paturage. Pour créer les conditions du maintien de ce partage,SECADEV et l’UNHCR veillent à la santé de tous les troupeaux présents dans l’espace humanitaire en vaccinant aussi bien les animaux des réfugiés que ceux des tchadiens dans un rayon de 15 kiomètres à la ronde.
SECADEV va plus loin en vaccinant les troupeaux des éleveurs tchadiens allant jusqu’à 25 kiolmètres autour des camps.«L’an passé nous avons vacciné presque exclusivement les animaux des réfugiés parce que nous n’avions pas trouvé de financement additionnel pour vacciner les troupeaux autochtones. Cette année, le secteur Elevage a reçu ces ressources additionnelles. Ce qui a permis d’agrandir le rayon de la vaccination de 20 à 25 km au lieu de 15 km comme demande l’UNHCR», explique Marabeye.

Les maladies contre lesquelles la vacination est organisée sont le charbon bactéridien, le charbon symptomatique et la pastérolose. Ces maladies peuvent ravager tout un troupeau en peu de temps et peut ruiner les espoirs des ruraux déjà confrontés à la crise alimentaire et le manque de paturage.
La collaboration avec les agents de l’Etat lors de cette opération est effective par la participation d’agents vaccinateurs professionnels et une supervision des délégués du ministère de l’Elevage.

La vaccination est la principale activité du secteur Elevage inscrit au programme d’urgences Emergency Appeal (EA).
L’Elevage comme l’Agriculture et les Activités génératrices de revenus sont les secteurs pouvant favoriser l’auto prise en charge des réfugiés. Le programme EA est financé par les partenaires du réseau Caritas, particlièrement Caritas Espagne.Il a pour bénéficiaires prioritaires les réfugiés des trois camps(Farchana, Kounoungou et Milé) ainsi que les populations hôtes.

Antoine Adoum Goulgué, Le Blog du SECADEV

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